Rx proche aidant : six façons de rester en sécurité cet hiver

Si vous vivez à Montréal, l’hiver est déjà arrivé. La blancheur qui s’est installée plus tôt qu’à l’habitude est un signe que nous y sommes pour un bon moment.
Par Soins à Domicile - Novembre 26, 2019

Soins à Domicile Montréal change la façon dont le monde vieillit. Voici le plus récent volet de notre série « Comment et pourquoi », où nous vous présenterons des conseils faciles à comprendre qui vous aideront à mieux vivre le processus de vieillissement.

Plusieurs d’entre nous ont dû se dépêcher pour finir de préparer leur domicile pour l’hiver en tentant de se désembourber des premières bordées de l’année.

Si vous vous occupez d’un ainé, les allées et les trottoirs sont une préoccupation d’importance. La vue des accumulations de glace et le bourdonnement matinal des chasse-neiges sont probablement suffisants pour vous inquiéter des risques de chute.

Et vous n’avez pas tort. Au Canada, les chutes sont la cause la plus commune de blessures chez les ainés. Toutes les années, un ainé de plus de 65 ans sur trois est susceptible de tomber au moins une fois. Chez les ainés, les chutes représentent 85 % des hospitalisations résultant d’une blessure. Le système de santé canadien leur consacre plus de 2 milliards de dollars tous les ans.   

En fait, le risque est tellement réel que certains ainés souffrent même du syndrome post-chute, une complication sérieuse qui peut entrainer une personne dans la spirale descendante de la mobilité réduite, du reconditionnement, de la faiblesse et, vous l’aurez deviné, de l’augmentation des risques de chute.

En réalité, même si les chutes sont très dangereuses, il existe un autre risque qui devrait aussi attirer votre attention cet hiver. Avec l’hiver qui bat de son plein, il est important de surveiller l’ensemble de conditions de vie de votre proche et de détecter les aspects potentiellement problématiques avant qu’il y ait un véritable problème.

À quels éléments devriez-vous porter attention pour aider votre proche à s’ajuster à l’arrivée de l’hiver et à rester en sécurité pendant les mois à venir?

  1. Mettez-vous à leur place. Littéralement.

    Si vous vous inquiétez des risques que comportent les trottoirs glacés, les marches glissantes et les allées enneigées, prenez le temps d’en faire l’expérience depuis la perspective de votre proche. Faites le même trajet que lui, essayez les escaliers qu’il utilise et explorez ces points chauds à travers leurs yeux. Si le déneigement et l’épandage d’abrasifs sont vos principales préoccupations, assurez-vous de prévoir un système pour pallier ces problèmes. N’oubliez pas que vous ne pouvez pas être partout à la fois : si vous avez besoin de déléguer ces tâches, trouvez un contractant fiable ou un étudiant du quartier pour vous aider. Passer en revue tous ses gestes, un à la fois, peut vous aider à préciser les problèmes les moins évidents. Une rampe pourrait-elle être utile pour traverser l’allée avant? La porte arrière est-elle toujours accessible même avec les accumulations de neige? Débusquez les problèmes et abordez-les dès maintenant avant qu’un accident se produise.
     
  2. Ne regardez pas que par terre.

    Les surfaces glissantes sont une chose, mais elles ne sont pas tout. Faites le tour du terrain autour de la maison pour vous assurer de n’avoir rien manqué. Les évents de sécheuse recouverts de neige représentent un risque d’incendie. Il en va de même pour les cheminées mal entretenues. Les fenêtres et les portes mal calfeutrées ou mal imperméabilisées peuvent être une source additionnelle de courants d’air. Les meubles de patio qui sont restés dehors peuvent être un obstacle dangereux. Peu importe dans quel environnement votre proche habite, prenez un peu de temps pour évaluer les risques extérieurs potentiels et faites les changements nécessaires pour les enrayer avant que l’hiver ne s’installe pour de bon. 
     
  3.  Maximiser la sécurité des sources de chaleur.

    Les ainés peuvent ressentir le froid plus intensément qu’une jeune personne, ce qui engendre parfois un besoin de sources de chaleur additionnelles. On parle ici de couvertures chauffantes, d’un chauffage d’appoint ou même de chandelles parfumées. Tous ces items représentent un risque d’incendie s’ils sont mal utilisés, s’ils surchauffent ou s’ils sont oubliés. Il est important que vous sachiez quels sont les dispositifs utilisés par votre proche. Assurez-vous qu’il connait bien les précautions à prendre pour les utiliser en toute sécurité. Quelques Post-its pour lui rappeler de les vérifier régulièrement peuvent faire une grande différence. Dans ce même élan, vous voudrez aussi avoir le thermostat à l’oeil pour vous assurer qu’il est réglé en fonction de son niveau de confort. Si vous doutez qu’il soit capable d’utiliser cette technologie, nous vous recommandons d’opter pour un modèle plus récent qui permet de régler une température minimale en deçà de laquelle le thermostat ne descendra pas. Ainsi, votre proche n’aura rien d’autre à faire que de profiter de la chaleur.
     
  4. Dégagez son espace des petits objets qui pourraient le faire trébucher.

    Les jours qui raccourcissent sont des nuits qui allongent, donc plus de noirceur. Les petites choses, comme des bottes éparses peuvent devenir un plus grand risque lorsque l’éclairage est réduit ou que la nuit est tombée. Il est important de faire régulièrement le tour de la maison pour vous assurer que les objets d’utilisation courante sont à la fois faciles d’accès et hors de sa trajectoire. Si vous vous souciez en plus du facteur de glissement causé par les accumulations d’eau dans l’entrée, vous pourriez envisager de lui procurer des tapis ou des carpettes antidérapantes.
     
  5. Assurez-vous que le garde-manger reste bien garni.

    Lorsqu’un ainé est habitué à aller chercher un ingrédient ou deux au magasin, l’hiver pourrait lui rendre la tâche plus difficile, voire impossible. L’hiver exige une meilleure planification des provisions alimentaires et des produits ménagers. C’est une bonne manière de limiter les voyages imprévus ou urgents à l’épicerie. Cela peut aussi assurer que les besoins nutritionnels et diététiques de votre proche soient comblés tout au long de l’hiver. Un ainé qui voudrait éviter d’inquiéter son proche aidant à cause d’un manque de provision inattendu pourrait finir par ne pas avoir suffisamment de nourriture, alors qu’on sait qu’une bonne alimentation est essentielle pour survivre à la froidure de l’hiver. 
     
  6. Ayez un plan d’urgence

    Quiconque a survécu à la désormais célèbre crise du verglas craint l’apocalypse imminente au moindre vacillement de la lumière. Cette peur est parfois exacerbée chez les ainés, particulièrement chez ceux qui vivent seuls. Avoir un plan d’urgence ou tout au moins en discuter pourrait dissiper les inquiétudes. Entendez-vous sur ce qu’il faudrait faire en cas de panne d’électricité. Préparez-lui un petit sac des articles essentiels dans l’éventualité où il aurait besoin d’aller rester ailleurs si la température devait descendre considérablement. Rappelez-lui les risques d’utiliser le gaz ou le kérosène à l’intérieur. Veillez à ce que sa ligne téléphonique fonctionne même en cas de panne d’électricité et si ce n’est pas le cas, prévoyez une autre façon de communiquer. En discutant ces détails, vous pourrez réduire le stress en cas de situation d’urgence potentielle.

Références

Statistics Canada

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK235613/

Comprendre la santé / Statistique Canada

Journal of Accessibility and Design For All

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