Vue d’ensemble : trois trucs pour votre bienêtre émotionnel en hiver

Si vous vivez à Montréal, l’hiver est déjà arrivé. La blancheur qui s’est installée plus tôt qu’à l’habitude est un signe que nous y sommes pour un bon moment. Neige, glace, verglas : l’hiver apporte une nouvelle vague d’anxiété pour les proches aidants qui se demandent si les ainés faisant partie de leur vie s’en accommoderont bien.
Par Soins à Domicile - Novembre 26, 2019

Soins à Domicile Montréal change la façon dont le monde vieillit. Voici le plus récent volet de notre série « Comment et pourquoi », où nous vous présenterons des conseils faciles à comprendre qui vous aideront à mieux vivre le processus de vieillissement.

Mais les risques de chutes et les blessures physiques qui en découlent sont une source d’inquiétudes valable. Nous ne pouvons pas ignorer les facteurs émotionnels qui entrent en ligne de compte alors que nous nous préparons à traverser les longs mois sombres de l’hiver. 

Des jours qui raccourcissent et des nuits qui allongent signifient moins de lumière et de vitamine D. Les chutes de température et le temps imprévisible rendent le quotidien un peu plus difficile. Tout cela peut avoir un effet combiné sur la santé globale et le bienêtre des ainés.

Voici trois éléments clés qui vous aideront à vous assurer que le moral et le bienêtre émotionnel de tout le monde restent à leur meilleur, même à l’approche du long hiver canadien :

  1. Restez attentif au syndrome des états crépusculaires 

    Les ainés, particulièrement ceux qui souffrent de démence, peuvent devenir agités ou expérimenter une exacerbation des troubles du comportement en fin d’après-midi ou en soirée alors que la nuit d’installe. Ce syndrome qu’on appelle à juste titre syndrome des états crépusculaires peut s’intensifier à la fin de l’automne puisque nous devons tous nous ajuster à la tombée de la nuit précoce.

    Ce qui pourrait vous apparaitre comme un simple changement de routine, comme de souper après le coucher du soleil plutôt qu’avant, pourrait représenter un bien plus grand défi pour un ainé qui souffre du syndrome des états crépusculaires. Les recherches démontrent que les effets de ce syndrome peuvent s’accentuer à cette période de l’année.

    Pensez à ce dont vous pourriez avoir besoin pour les aider à adapter leur routine et adoucir leur transition entre le jour et la nuit. Devriez-vous devancer le souper d’une heure? vous assurer que les lampes d’allument plus tôt? encourager le bain plus tôt? Chaque personne atteinte du syndrome des états crépusculaires est différente. Prenez le temps de bien évaluer de quelle façon la transition entre le jour et la nuit pourrait affecter le moral et le comportement de votre proche, puis intégrez subtilement des changements aidants.
     
  2. Remarquez quels points de contact disparaissent avec l’automne qui passe à l’hiver

    Qu’il s’agisse de s’assoir devant la maison et d’interagir avec les voisins qui passent ou de participer aux évènements organisés dans la communauté par une belle journée de printemps, il est toujours plus facile de rester en contact avec les autres lorsque le temps est clément. 

    Puisque l’hiver a tendance à limiter la mobilité des ainés et même à les confiner à domicile, l’isolation peut poser un plus grand risque. Nous savons que la solitude a des effets néfastes sur la santé. Les études établissent un lien entre la solitude et toutes sortes de problèmes allant de l’hypertension artérielle à la baisse de l’espérance de vie.  À cela s’ajoute le sentiment de tristesse dont les ainés peuvent faire l’expérience pendant la période des Fêtes de décembre. En effet, des études montrent que les Fêtes peuvent rappeler aux ainés ce (et ceux) qu’ils ont perdu au fil du temps. L’hiver peut donc amener un sentiment d’isolation.

    Ne tenez pas la rectitude sociale pour acquise. Si votre proche s’est habitué à des visites informelles régulières, assurez-vous de bien les planifier pendant les mois d’hiver, alors que le temps pourrait vous empêcher de vous rendre. S’il n’est pas possible de lui rendre visite, établissez un horaire d’appels téléphoniques ou enseignez-lui à utiliser FaceTime ou Skype pour lui permettre de vous voir et d’interagir avec vous. 

    Organisez des réunions familiales de jour et éliminez les tracas en lien avec le transport pour lui permettre d’être présent. 

    Et surtout : ne négligez jamais une occasion pour votre proche de participer à des activités dans la communauté. Que ce soit un club scrabble les dimanches après-midi, ou encore une lecture publique à la bibliothèque municipale, les occasions d’aider votre proche à se sentir entouré grâce à des activités sociales peuvent prévenir le sentiment d’isolation. 
     
  3. Assurez-vous que vos ainés prennent suffisamment d’air frais.

    Un peu d’air frais peut grandement améliorer l’humeur d’une personne. À partir de novembre, il devient de plus en plus difficile de sortir. On ne peut nier que le temps froid est difficile à vivre pour les ainés. Il est pourtant bénéfique de trouver des façons appropriées pour votre proche de sentir un peu d’air frais sur son visage. Misez sur les quelques journées ensoleillées pour aller prendre un peu de vitamine D et changer de paysage.

    Dans plusieurs villes du Nord partout au monde, les chefs de communauté ont construit des villes et des villages qui sont spécialement conçus pour aider les résidents, y compris les ainés, à bien vivre en hiver grâce à des designs plus accessibles. On sait qu’en hiver dans les quartiers résidentiels, il peut être plus difficile de se déplacer sur les trottoirs. Mais on ne peut nier les bienfaits d’une petite dose d’air frais. 

    Savoir que type d’exposition extérieure fonctionnerait pour votre proche devrait être votre ligne directrice. À partir de là, il devient beaucoup moins compliqué de trouver des moyens simples de lui faire prendre l’air d’ici le printemps. Le simple fait de profiter d’une journée un peu plus chaude ou plus ensoleillée pour l’amener au centre commercial en prenant soin de l’aider à s’habiller en fonction de la température et de l’accompagner jusqu’à la voiture peut faire une grande différence. En contrepartie, assurez-vous toujours qu’il soit en sureté dans le confort de sa demeure après votre escapade.  

En terminant

Traverser l’hiver peut présenter un défi de taille sur les plans physique et émotionnel. En vous attardant à ces deux aspects, vous serez en meilleure position pour aider votre proche à mieux se sentir tandis que souffle le vent d’hiver. 

Références :

Alzheimer Society Canada

Conseil national des ainés / gouvernement du Canada

Mayo Clinic

American Journal of Psychiatry

Alzheimer’s Universe

Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

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