Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer tardive et comment pouvez-vous vous en protéger?

De nos jours, l’Alzheimer est la troisième cause de mortalité chez les ainés. Ce qu’on appelle la « maladie d’Alzheimer tardive » est la forme la plus commune de la maladie et elle affecte les ainés de 65 ans et plus. Toutefois, les chercheurs s’entendent pour dire que l’Alzheimer tardive se manifeste habituellement dans le cerveau plusieurs années avant l’apparition des symptômes. Nous vous proposons d’en apprendre davantage au sujet de la maladie d’Alzheimer tardive et sur ce qui peut être fait pour l’éviter.
Par Soins à Domicile - Mai 02, 2019

Soins à Domicile Montréal est la seule agence de soins à domicile abordant le processus de vieillissement de façon novatrice et scientifique.  Voici le plus récent volet de notre série Recherches où nous vous présentons les plus récentes nouvelles et les résultats des dernières recherches sur le vieillissement, la santé et les soins à domicile.

Quelles sont les différences entre l’Alzheimer tardive et l’Alzheimer précoce?

La maladie d’Alzheimer précoce se manifeste habituellement tôt dans la vie d’un adulte (entre les âges de 30 et 60 ans). C’est souvent, mais pas toujours, le résultat d’une mutation génétique. Ce trouble génétique entraine la production d’une protéine toxique appelée bêta-amyloïde qui s’accumule dans le cerveau. On pense que les dépôts de bêta-amyloïde sont la principale cause de la maladie d’Alzheimer.  

L’Alzheimer tardive pourrait être génétique, mais il est plus probable que ce soit le résultat de changements cérébraux attribuables au mode de vie et aux facteurs environnementaux. Il y a également un lien entre le déclin cognitif en général et les maladies cardiaques, les AVC, l’hypertension artérielle et l’obésité.

Quel est le rôle de la génétique dans l’Alzheimer tardive?

En 1906, les recherches du Dr Alois Alzheimer lui ont permis d’établir un lien entre les tissus cérébraux endommagés et les pertes de mémoire. Depuis ce jour, les scientifiques en ont appris bien plus à ce sujet et ont donné son nom à la maladie. Nous savons aujourd’hui que la maladie d’Alzheimer précoce est généralement attribuable à la génétique et peut être plus facilement transmise d’une génération à l’autre, tandis qu’il est moins probable que l’Alzheimer tardive soit génétiquement transmise.

On ne peut pas dire qu’un gène en particulier est responsable de l’Alzheimer tardive. Les conditions entourant le développement tardif de la maladie semblent impliquer plusieurs gènes. Le gène le plus problématique, et le plus connu est le ApoE (apolipoprotéine E). Un lien clinique a été établi entre ce gène et la maladie d’Alzheimer tardive.

Pour rendre les choses encore plus compliquées, il existe trois versions du gène ApoE : ApoE2, ApoE3 et ApoE4. De tout cet alphabet génétique, c’est le gène ApoE4 qui comporte un risque accru de développer l’Alzheimer.

Être porteur du gène ApoE ne signifie pas que vous développerez la maladie, mais cela augmente les risques. Ceci dit, certaines personnes qui ne portent pas le gène ApoE développent quand même l’Alzheimer.

Il y a aussi plusieurs facteurs de risque non génétiques qui peuvent contribuer au développement de l’Alzheimer tardive. Autrement dit, les gènes hérités ne sont pas la seule cause d’Alzheimer. Ce que les chercheurs appellent des « évènements épigénétiques » peuvent influencer vos chances de développer l’Alzheimer parce qu’elles peuvent découler de changements génétiques. Ils peuvent être négativement ou positivement attribuables à des facteurs tels que l’alimentation, l’exercice, le tabagisme, les facteurs environnementaux, le diabète ou autres maladies.

Les symptômes clés de l’Alzheimer

Les symptômes tant de l’Alzheimer tardive et que de l’Alzheimer précoce comprennent des dysfonctions cognitives touchant la mémoire, un manque de jugement et l’incapacité à accomplir des tâches simples. Dans les deux cas, la maladie est progressive, ce qui signifie qu’elle s’aggrave avec le temps. Au départ, la personne atteinte pourrait n’être que confuse, oublier où elle se trouve, perdre des objets ou avoir du mal à accomplir des tâches simples. Habituellement dans les stades avancés, la désorientation s’aggrave. Il arrive que les patients atteints d’Alzheimer ne reconnaissent plus les membres de leur famille. Ils pourraient avoir de la difficulté à parler, avoir des hallucinations ou se comporter de façon imprévisible. Il pourrait aussi y avoir des changements de personnalité ou de comportement importants.

Dans les deux cas, le cerveau attaqué par l’Alzheimer développe des plaques et des enchevêtrements. Il s’agit d’amas anormaux de plaques amyloïdes et d’accumulations de tau.

Ce sont les zones du cerveau qui sont donc compromises et perdent leurs facultés à bien fonctionner. C’est particulièrement vrai pour la région de l’hippocampe, là où les souvenirs prennent forme. Dans cette région du cerveau ainsi que d’autres régions touchées par l’Alzheimer, les neurones meurent et perdent leur connectivité, ce qui entrainent l’atrophie du cerveau et la réduction de son volume.

On estime que 5,5 millions d’Américains sont atteints d’Alzheimer. Il existe cependant de nouveaux médicaments, de nouvelles stratégies d’intervention et ressources pour en apprendre sur la maladie et sur la façon de vivre avec elle.

Comment peut-on éviter de développer l’Alzheimer tardive?

Bien qu’il n’existe aucun remède pour guérir l’Alzheimer, il existe des façons de réduire les risques de développer l’Alzheimer et de promouvoir une vieillesse en santé. Il s’agit d’adopter une mode de vie sain pour le cerveau. Tous les cas d’Alzheimer sont différents et uniques, de sorte qu’il est difficile de généraliser. Les recherches démontrent qu’il y a une forte relation entre la santé cardiovasculaire et la santé cognitive. Les experts pensent qu’un mode de vie actif, une alimentation saine et une vie sociale active peuvent maintenir un cerveau vieillissant en santé. Un mode de vie sain pourrait même écarter l’Alzheimer. À tout le moins, il pourrait contribuer à atténuer les symptômes de l’Alzheimer et à en ralentir la progression.

Si vous croyez que vous êtes à risque de développer l’Alzheimer tardive, scrutez votre alimentation de près. Un régime nutritif devrait être riche en fruits et légumes, en poissons, en bons gras et en grains entiers. Évitez le sucre dans la mesure du possible, car on associe une forte consommation de sucre aux risques de démence. Marcher pendant aussi peu que 30 minutes par jour peut faire une grande différence. Certaines recherches indiquent que la stimulation cognitive dans le cadre d’un mode de vie sain et holistique peut également aider. Jouer aux cartes, faires des mots croisés ou des jeux impliquant des mots peut contribuer à maintenir votre esprit aguerri, de même que les interactions sociales. Maintenez votre corps et votre esprit actifs.  

Le vieil adage est toujours vrai : un esprit sain dans un corps sain.

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