Un peu d’aide de mes amis :

Soutenir la vie sociale des ainés atteints de démence
Par Soins à Domicile - Aout 23, 2019

Soins à Domicile Montréal change la façon dont le monde vieillit. Voici le plus récent volet de notre série « Comment et pourquoi », où nous vous présenterons des conseils faciles à comprendre qui vous aideront à mieux vivre le processus de vieillissement. 

La vie sociale d’une personne, peu importe son âge, est importante et c’est d’autant plus vrai chez les ainés ayant reçu un diagnostic de démence. 

20 % des Canadiens, disons déjà nous sentir seuls, et plus d’un tiers d’entre nous vit seul. Si on y ajoute la façon dont le vieillissement et la démence transforment notre vie quotidienne, notre population âgée court un risque encore plus grand de subir les contrecoups de la solitude.  

La bonne nouvelle? Il existe de réelles façons d’aider nos proches à rester socialement actifs, même après un diagnostic de démence. Et les avantages de le faire peuvent être énormes. Des études ont démontré que les personnes ayant le plus de liens sociaux vivent plus longtemps. Un réseau social aide aussi à diminuer le stress, ce qui peut faire des miracles pour une personne qui commence à ressentir de l’agitation et de l’anxiété en lien avec la progression de la démence.   

Mais par où commencer? Comment aider?

  1. La première chose à faire, c’est de demander à votre docteur de vous aider à établir des attentes réalistes. Chaque personne est unique. C’est la même chose pour chaque diagnostic de démence. Votre proche pourrait avoir des aptitudes sociales très différentes d’une autre personne. Il est important de consulter votre docteur avant d’entreprendre des démarches formelles ou informelles visant à faire participer votre proche à des activités concrètes et pertinentes. Faites part de vos idées à votre docteur et obtenez son accord avant d’engager votre proche dans une activité, surtout si elle est physique. 
  2. **Tenez compte des centres d’intérêt, des passions et des préférences de votre proche.** Votre père a toujours passé beaucoup de temps dans son atelier à faire des merveilles avec ses outils? Votre mère a toujours eu l’habitude de passer des heures à la bibliothèque ou de faire de bénévolat dans un programme parascolaire? Transformer l’activité préférée de votre proche en une alternative appropriée à ses capacités actuelles est un excellent point de départ. Une personne qui a toujours aimé l’art, mais qui n’arrive plus à concrétiser de nouveaux projets de façon autonome pourrait bénéficier d’une séance d’art guidée et supervisée pour ainés ou d’une visite guidée au musée. Un amoureux de la littérature pourrait profiter d’une lecture gratuite à la bibliothèque municipale où il pourrait entendre une bonne histoire et, par la même occasion, créer des liens avec d’autres ainés. Les nouvelles activités sont excellentes pour maintenir son esprit actif, et n’importe quelle activité de groupe est idéale pour se créer un réseau de personnes avec qui discuter, ou simplement avec qui s’assoir, selon ce que permet la progression de la maladie. 
  3. **Cherchez les occasions de socialiseret **de faire de l’exercice en même temps. **Avoir quelqu’un à qui parler une ou deux fois par semaine peut faire une grande différence dans l’équilibre mental d’une personne. Si on combine la discussion à l’exercice, même la marche, on décuple les bienfaits et on fait d’une pierre deux coups. Tout le monde connait les bienfaits de l’activité physique sur le moral. Le bon exercice approuvé par le docteur peut être aussi simple qu’une promenade quotidienne au cours de laquelle on discute de tout et de rien. Lorsque vous empruntez un nouveau trajet ou lorsque discutez avec d’autres promeneurs qui partagent les intérêts de votre proche, vous avez des effets positifs, car son cerveau reste actif. Certaines communautés organisent même des clubs de marche ou d’exercices sur chaise à l’intention des ainés qui offrent, par la même occasion, un répit aux proches aidants. Sinon, envisagez la possibilité d’aller au centre commercial local avec votre proche un peu avant l’ouverture des magasins. La stimulation d’un nouvel environnement, votre compagnie, l’occasion de discuter avec une caissière, d’acheter un café ou de faire du lèche-vitrine peuvent aider votre proche à se sentir plus en lien avec le monde extérieur même si son monde intérieur est en train de changer.
  4. **Restez à l’affut des programmes plus formels conçus précisément pour stimuler votre proche. **Les diverses organisations offrent de plus en plus de services de jumelage aux ainés dans le cadre de programmes d’accompagnement. Quels sont ces programmes? Dans certaines villes, la branche locale de la Société Alzheimer a mis sur pied un programme de rencontres hebdomadaires entre des étudiants universitaires et des citoyens ainés aux prises avec l’Alzheimer. Ce type de camaraderie intergénérationnelle stimule un tout nouveau genre de conversations, combat la solitude et soutient le sentiment d’appartenance des participants. Vous pourriez être surpris du nombre d’options offertes : des Églises qui organisent des évènements-causeries bihebdomadaires aux étudiants bénévoles qui vont passer l’heure du thé dans des résidences pour ainés; chacun trouve son compte et se sentir inclus, se changer les idées et s’exprimer.

Le mot de la fin

La vie change avec l’âge. Il arrive que la démence accélère ces changements. Que sommes-nous certains de savoir? Même si les choses changent drastiquement, il y aura toujours de réels avantages à conserver des liens sociaux à tous les âges et à tous les stades de la démence. Faire des efforts délibérés pour conserver ces liens et trouver des solutions qui s’appliquent particulièrement à votre proche peut faire toute la différence. Un diagnostic de démence ne doit pas annoncer la fin des interactions et des éclats de rire, qui sont tous deux un signe de bonne santé.

Références :

Statistiques Canada : Study – Living Alone in Canada

Mayo Clinic : Friendship: Enrich your life and improve your health

American Journal of Epidemiology : Social networks, host resistance, and mortality: a nine-year follow-up study of Alameda County residents

Acta Neuropathologica : One is the Deadliest Number: The Detrimental Effects of Social Isolation on Cerebrovascular Diseases and Cognition

Partager cet article